De la kalachnikov au marteau : 34 ex-combattants choisissent la paix

34 ex-combattants

Ils venaient de camps adverses, portaient des étiquettes différentes, UPC, 3R, Anti-balaka mais ont posé le même geste les 17 et 20 juillet à Bangui : remettre volontairement leurs armes et tourner le dos à des années de violence. Trente-quatre hommes qui ont choisi, chacun à sa façon, de parier sur un autre avenir.

Ce désarmement volontaire, conduit dans le cadre du Programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement avec l’appui de la MINUSCA, n’est pas qu’un acte symbolique. Il ouvre concrètement une nouvelle étape dans la vie de ces hommes : celle de la démobilisation, avec son lot d’évaluations, de bilans d’aptitude et surtout d’orientations vers des formations professionnelles et des activités génératrices de revenus.

Car le vrai défi commence après la remise des armes. Réintégrer la vie civile après des années passées dans les rangs de groupes armés suppose un accompagnement sérieux, patient et individualisé. Sans perspective économique réelle, le risque de retour aux armes demeure une tentation permanente dans un pays où la pauvreté et le désœuvrement restent des terrains fertiles pour le recrutement.

Trente-quatre destins qui bifurquent. Trente-quatre chances données à la paix de s’enraciner un peu plus profondément en Centrafrique. Dans un pays qui compte ses ex-combattants réinsérés comme autant de victoires silencieuses, chaque dépôt d’armes mérite d’être célébré et soutenu jusqu’au bout.

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